par Pierre-Yves Kirschleger (Université Paul-Valéry Montpellier 3).
Cette conférence est la septième d’un cycle consacré à la présentation des principales conclusions de la nouvelle Histoire de Montpellier, publiée chez Privat, en janvier 2016.
Le patrimoine protestant dans la ville de Montpellier est extrêmement modeste, à tous les points de vue : c’est un patrimoine qui ne remonte pas au-delà du XIXe siècle ; les bâtiments sont très peu nombreux (deux temples et un cimetière), et leur décoration, intérieure et extérieure, est en général réduite à sa plus simple expression.
Or le paradoxe est que ce patrimoine n’est pas le reflet du rôle joué par le protestantisme et par les protestants dans l’histoire de la ville : à la fin du XVIe siècle, Montpellier est une capitale politique et intellectuelle protestante. Et si le protestantisme survit clandestinement au XVIIIe siècle, il retrouve au XIXe une place de premier plan.
Cette conférence met en lumière le rôle joué par les protestants dans l’histoire de la construction de Montpellier, dans les domaines politique, économique, scientifique ou culturel (comme l’exposition Frédéric Bazille l’a illustré).